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ANTHROPOLOGIE - RESSOURCES VIDEOS EN LIGNE SUR LA PARENTE, LA FAMILLE, LE GENRE ET LA SEXUALITE 
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QUESTIONS DE PARENTE : UN PARCOURS
Une conférence de Françoise HERITIER à l'Ecole Normale Supérieure

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Françoise Héritier se propose de dégager le fil conducteur d'une recherche sur la parenté qui, partie du fonctionnement d'un type particulier de système d'alliance, l'a conduite à s'interroger sur l'inceste, l'anthropologie symbolique du corps, la violence et les rapports homme/femme.

Françoise Héritier est Professeur honoraire au Collège de France. Anthropologue africaniste, elle a conduit un long travail de terrain au Burkina-Faso (anciennement Haute-Volta) chez les Samo, mais aussi chez les Mossi, Pana, Marka et Bobo, ainsi qu’au Mali chez les Dogon. Spécialiste des questions de parenté et d’alliance, Françoise Héritier a travaillé à résoudre la question du fonctionnement des systèmes semi-complexes d’alliance (cf. L’Exercice de la parenté, 1981) ; elle a réfléchi sur la question de l’inceste et élaboré le concept d’«inceste du deuxième type» (cf. Les Deux sœurs et leur mère) ; à partir de la notion de «valence différentielle des sexes», elle a enfin travaillé sur les rapports du masculin et du féminin (cf. Masculin/féminin. La pensée de la différence) puis sur la violence (cf. De la Violence I et II). Son cours au Collège de France a porté pendant 18 ans sur le corps et les substances.

[voir la vidéo de la conférence : [lien] ]

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SEMINAIRE MASCULIN / FEMININ : LA LOI DU GENRE
ORGANISE PAR LA CITE DES SCIENCES
ET DE L'INDUSTRIE
du 28 avril au 16 juin 2004

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Séminaire placé sous la direction de Françoise Héritier, anthropologue, Collège de France.

[voir l'ensemble du programme : [lien] ]

XX, XY, comment devient-on un homme ou une femme ? Qui gouverne la construction de notre identité sexuelle : Nos gènes ? Nos hormones ? La société ? La famille ?… Simone de Beauvoir avait-elle raison lorsqu’elle écrivait : « on ne naît pas femme, on le devient » ? Les hommes d’aujourd’hui ne s’interrogent-ils pas sur leur identité profonde ? Sauf accident, tout individu obéit aux lois de la génétique et de la physiologie qui créent, dans notre espèce, des mâles et des femelles. Mais au-delà, le regard de nos parents, de la société tout entière, nous façonne dans notre intimité. Et si la différence des sexes structure la pensée humaine, peut-on changer les rapports du masculin et du féminin ? Que disent désormais les sciences sociales, humaines et les sciences du vivant de cette construction ?
Ce séminaire tente de démêler les fils de notre masculinité et de notre féminité.

Séminaires impliquant des anthropologues


MALE - FEMELLE : POURQUOI DEUX SEXES ?
mercredi 28 avril 2004

Françoise HERITIER
Anthropologue, Collège de France.

Théorie anthropologique de l’évolution

« La question est moins celle de savoir quel est le bénéfice de la reproduction sexuée et de l’existence de deux sexes que celle de comprendre pourquoi ces deux sexes dans le monde de l’humain sont caractérisés non seulement par leurs différences anatomiques, physiologiques et par l’asymétrie de leurs fonctions, mais aussi et surtout par une hiérarchie sociale, qui traduit universellement une valence différentielle des sexes au bénéfice du sexe masculin, en termes de représentations, mais aussi de liberté d’action ou de pouvoir.
Une réponse à cette question passe par un grand scénario des origines et postule que cette hiérarchie, - loin d’être un effet d’une évolution historique qui aurait vu au Néolithique à la fois la connaissance par l’humanité du rôle du père dans la procréation, la révolution agricole et la mise en place du patriarcat -, s’est construite dès l’origine du genre Homo sapiens à partir de la réflexion de ses membres, hommes et femmes, sur des aspects constants du monde dans lequel ils étaient plongés qui leur posaient problème et auxquels ils ont tenté d’apporter des réponses réfléchies.
La principale observation, de ce point de vue, est celle de l’étonnante capacité des femmes (et femelles animales) de produire à la fois des corps semblables à elles-mêmes, mais surtout des corps différents d’elles-mêmes. D’où pouvait venir cette capacité ? Ce sont les réponses à cette question fondamentale, telles que les enregistre le savoir ethnologique, qui mettent sur la voie de la construction de la hiérarchie, comme concomitante de l’histoire du genre Homo. »

[voir la vidéo de la conférence (haut-débit): [lien] ]

[voir les documents annexes et/ou la conférence en bas débit (cliquer sur "audio-vidéo" : [lien] ]

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D’UN SEXE A L'AUTRE
mercredi 2 juin 2004

Bernard SALADIN D'ANGLURE
Anthropologue, université Laval, Canada

Le troisième sexe chez les Inuits

« À l’heure où l’Occident est confronté aux revendications des homosexuels pour le droit au mariage et à l’adoption, et aux demandes d’intervention chirurgicale et de modification d’état civil, par les individus désirant changer de sexe, il paraît opportun de jeter un regard sur les pratiques sociales et les représentations symboliques d’une petite société de chasseurs-cueilleurs de l’Arctique canadien, les Inuits que j’ai pu étudier depuis le milieu des années 1950.
L’équilibre démographique de ce peuple était alors très précaire ; un enfant sur deux mourait avant un an. Mais la reproduction simple des générations, des familles domestiques et du sex-ratio s’opérait néanmoins, grâce à une conception subtile de l’identité de genre, de la division sexuelle des tâches, de la filiation parentale et de l’alliance matrimoniale.
C’est sur un fonds de dualisme cosmologique sexualisé, à la frontière bien déterminée, qu’ont été pensés les mythes d’origine, le cycle de la reproduction humaine et celui des saisons. Le chevauchement de la frontière des sexes était cependant possible avec la croyance en une transsexualité néo-natale, la pratique du travestissement infantile et la médiation tierce des chamanes.
Pour comprendre ce système complexe et flexible, il faut se départir du point de vue de l’adulte ordinaire et adopter celui du chamane, capable d’évoluer entre l’échelle infra humaine (celle du fœtus et de l’enfant) et l’échelle supra humaine (celle des esprits). »

[voir la vidéo de la conférence (haut-débit): [lien] ]

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SEMINAIRE PROCREATION, SEXUALITE ET FILIATION
ORGANISE PAR LA CITE DES SCIENCES
ET DE L'INDUSTRIE
du 22 janvier au 19 mars 2003

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Séminaire placé sous la direction de Véronique NAHOUM-GRAPPE et de Pierre JOUANNET

[Voir le programme complet sur le site de La Cité des Sciences : [lien] ]

Après de rudes batailles, la contraception a été acceptée
par la société, ce qui a contribué à affranchir la sexualité de la procréation. Expression de nouvelles libertés, la contraception
a encouragé l’idée que la procréation pouvait être maîtrisée à volonté. Plus récemment l’assistance médicale à la procréation a ouvert de nouvelles perspectives au désir d’enfant.
Ces interventions médicales peuvent modifier les normes sociales de la parentalité, voire transgresser les règles de la reproduction sexuée. Elles émergent à une époque où le mariage est souvent remis en cause en tant que lien symbolique et social dominant qui, dans notre culture, fondait à la fois le couple, la famille et la filiation. Cette histoire va t-elle toucher la différence des sexes dans leur partage des rôles parentaux ? Faut-il inscrire ces évolutions dans un cadre plus large marqué par la fin du monopole du couple parental hétérosexuel sur la reproduction, pour laisser la place à un système mobile de personnes autour de l’enfant où les rôles, les sexes et les filiations biologiques et culturelles ne seraient plus
ni fixes ni liés entre eux ?
Ce séminaire a cherché à discuter les convergences et les divergences existant entre procréation, sexualité et filiation et à cerner la place de la médecine et des médecins dans leur approche individuelle ou collective.


Séminaires impliquant des anthropologues


DANS LES SOCIETES SANS ETAT :
REGARDS ANTHROPOLOGIQUES

Mercredi 5 février 2003

Françoise HERITIER
Anthropologue, professeur au Collège de France :

«L’expérience ethnologique et la réflexion anthropologique sur cette expérience amènent à penser qu’en domaine de procréation, les sociétés humaines ont souvent cherché à échapper aux «lois de l’espèce», aux contraintes biologiques. Elles l’ont fait non pas, bien évidemment, en utilisant des techniques qu’elles ne pouvaient imaginer, mais en mettant en place des systèmes institutionnels admis par tous leurs membres : des enfants en filiation légitime sont ainsi faits à des hommes morts, le «prêt de ventre» accordé par un Romain à un ami permet à celui-ci de pallier la stérilité de sa propre épouse, etc… De fait, tous les problèmes, les désirs et aussi les fantasmes de nos sociétés contemporaines ont été expérimentés par des sociétés moins avancées sur le plan technique que la nôtre et ont reçu diverses solutions. Il apparaît à leur examen que la procréation n’est pas nécessairement liée à la filiation (lien que notre culture cherche au contraire à imposer désormais) et qu’il existe à la fois une grande capacité d’invention de solutions témoignée par l’ensemble des sociétés humaines (à l’intérieur d’un cadre précis toutefois), mais aussi d’innovation par chacune. L’innovation en ce domaine tient du caractère devenu pensable, éventuellement désirable et donc réalisable d’une idée. La loi, en ce domaine comme en d’autres, peut donc changer grâce au changement des mentalités, grâce aux actions des individus et des groupes. Cependant, il n’appartient pas à un groupe particulier de décréter le droit ou la norme ; de même on doit considérer qu’il n’y a pas une situation d’exception faite aux médecins qui leur permettrait d’agir en dehors du cadre de la loi ou en contradiction flagrante avec celle-ci tant qu’elle n’est pas modifiée par la volonté populaire.»

Maurice BLOCH
Anthropologue, professeur à London School of Economics :

«Les anthropologues ont toujours eu conscience que la manière dont les différentes cultures conceptualisent et valorisent la sexualité, la procréation et la naissance varie de par le monde (tout en étant moins unanimes quant au degré de variabilité de ces concepts). Mais que le rapport entre ces croyances, et ces valeurs «biologiques» ne soit qu’indirectement lié à la filiation est loin de leur sembler clair à tous. Il est cependant courant que, par exemple, certains groupes soulignent le lien biologique avec la mère - au point d’exclure quasi totalement le père - tout en retenant une appartenance au lignage et à la société de nature patrilinéaire. L’examen des rites initiatiques nous aide alors à comprendre ce genre d'apparente contradiction ainsi que la complexité de la nature de la connaissance et des croyances concernant la procréation et la filiation.»

[voir la vidéo de la conférence (haut-débit): [lien] ]

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DU DESIR AU GENE : LA CONSTRUCTION DE LA PARENTALITE
Mercredi 19 mars 2003







Agnès FINE
Anthropologue, directrice d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales - Centre d'Anthropologie - Toulouse



Qu'est-ce qu'un parent ?

« Dans les sociétés occidentales contemporaines, grâce à la contraception, à l'aide médicalisée à la procréation et à l'adoption, on peut choisir le nombre de ses enfants, le moment de la naissance, on peut devenir parent avec un nouveau conjoint, sans conjoint, devenir parent tout en étant stérile ou homosexuel. Or la procréation médicale avec donneur ou l'adoption, ont pour caractéristiques d'introduire d'autres parents dans le jeu. C'est aussi un peu le cas, d'une autre manière, dans les familles recomposées après divorce où l'enfant est souvent doté d'un père et d'un beau-père, d'une mère et d'une belle-mère. Plusieurs sortes de parents sociaux s'ajoutent donc aux parents par le sang, de sorte que l'on a pu parler de l'émergence croissante de situations de pluriparentalités. Or ces dernières entrent en contradiction avec les fondements de notre système de filiation, fondé sur ce que l'on pourrait appeler, «un modèle généalogique», c'est-à-dire un modèle selon lesquels chaque individu est issu de deux autres individus d'une génération ascendante et de sexe différent, ses père et mère. Ce modèle s'accompagne d'une norme, l'exclusivité de la filiation, c'est-à-dire que chaque individu n'est mis en position de fils ou de fille que par rapport à un seul homme et à une seule femme. D'où les difficultés à faire coexister - dans les faits et dans le droit - plusieurs parents pour un même enfant. Que faire des parents «en plus » ?
Nous examinerons les réponses sociales et juridiques de nos sociétés à ces nouvelles questions. »

Marie-Rose MORO
Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université de Paris XIII, directrice de la revue transculturelle "L'autre"

Michela MARZANO
Philosophe, CNRS, Iresco-Cerses

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CYCLE DE CONFERENCES SUR LA FAMILLE
ORGANISE PAR LA CITE DES SCIENCES
ET DE L'INDUSTRIE
du 11 mai au 15 juin 2005

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Tout le monde sait ce qu'est une famille. Pourtant il n'en existe pas de définition universelle. À l'heure où l'on se demande si la famille n'est pas en train de disparaître et où l'on s'interroge à longueur de média sur l'homoparentalité, la beau-parentalité, la monoparentalité… Sur les fondements de la famille nucléaire, étendue, recomposée, pacsée, tribale… Sur les structures familiales et sur les rôles respectifs du père, de la mère etc. Ce cycle de conférences a voulu croiser les regards d'anthropologues, d'ethnologues, de sociologues, de psychologues et de démographes pour tenter de cerner l'évolution de la famille qui nous préoccupe tant. Sous la direction de Gilles Pison, directeur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED) et commissaire scientifique de l'exposition « La population mondiale…et moi ? » (Cité des sciences et de l'industrie).
Version audio de ce cycle rediffusé dans le cadre du programme Les chemins de la connaissance, Web radio de France Culture.
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LA FAMILLE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
[mercredi 11 mai 2005]

André BURGUIERE, historien, directeur d'études à l'EHESS
Laurent TOULEMON, démographe, directeur de recherche à l’INED
François de SINGLY, sociologue, professeur à l’université René Descartes / Paris V, directeur au Centre de recherche sur les liens sociaux.

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UNE FAMILLE, C'EST QUOI ?
[mercredi 18 mai 2005]

Maurice GODELIER, anthropologue, directeur d'études à l'EHESS
Henri LERIDON, démographe, directeur de recherche à l’INED, directeur de l’Unité « Épidémiologie, démographie et sciences sociales » (INSERM/ INED/ Paris XI)
Françoise HURSTEL, psychologue clinicienne, membre de l'Institut de psychologie ULP de Strasbourg, CNRS

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LES NOUVEAUX LIENS DE FAMILLE
(biologiques, sociaux, juridiques, etc.)
[mercredi 25 mai 2005]

Irène THERY, sociologue du droit, directrice d'études à l'EHESS
Jacques de MOUZON, démographe, chercheur à l’INSERM
Joëlle BELLAISCH-ALLART, gynécologue obstétricienne, chef de service au Centre hospitalier intercommunal Jean Rostand

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HISTOIRES DE FAMILLE
[mercredi 1er juin 2005]

François HERAN, sociologue, directeur de l’INED
Martine SEGALEN, ethnologue, professeur à l’université Paris X
Gilles PISON, démographe, directeur de recherche à l’INED

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LA FAMILLE EST-ELLE EN CRISE ?
[mercredi 8 juin 2005]

Michel BOZON, sociologue, directeur de recherche à l’INED
Serge HEFEZ, psychiatre, responsable de l’unité de thérapies familiales, service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, hôpital Pitié-Salpêtrière
Marie-Rose MORO, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent, professeur à l'université Paris XIII.

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LA FAMILLE HOMOPARENTALE
[mercredi 15 juin 2005]

Table ronde avec :
Patrick FESTY, démographe, directeur de recherche à l’INED
Geneviève DELAISI de PARSEVAL, psychanalyste
Marcella IACUB, juriste, chercheur au CNRS
Martine GROSS, sociologue, chercheur au CNRS, présidente d'honneur de l'association des parents gays et lesbiens (APGL)
Animation : Christian Bauby, journaliste à France Inter.

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