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Vendredi 10 septembre 2010; 14h 43min. 50sec |
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LES SOUTENANCES DE THESES ANTHROPOLOGIE 2008-2010 |
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Ariela EPSTEIN
a soutenu le 27 JUIN 2010 sa thèse de doctorat de l'UTM :
« ¡ Arriba los que luchan ! »,
CULTURES POLITIQUES SUR LES MURS DE MONTEVIDEO
Sous la direction de Marlène Albert Llorca et Modesta Suárez
Devant un jury composé de :
Marlène ALBERT-LLORCA, Professeur à l'UTM.
Modesta SUAREZ, Professeur à l'UTM.
Béatrice FRAENKEL, Directrice d’Etudes à l'EHESS
Anne RAULIN, Professeur à l'Université de Paris 10 - Nanterre.
Hugo ACHUGAR, Professeur à l'Universidad de la República, Montevideo.
Résumé de la thèse :
Les travaux présentent un parcours centré sur les murs de Montevideo, un regard ethnologique et sémiologique sur différents genres d’inscriptions et leur pratique : les "pintadas" des brigades de partis politiques ; les "murales" communautaires des Afro-uruguayens ; les graffitis, pochoirs et autres formes de street art de la jeune génération. Directement ou indirectement politiques, ces expressions graphiques sont le reflet de différentes manières de s’engager et de formuler cet engagement ; elles sont issues d’une tradition structurée, instituée comme un rite d’affrontement entre partis, ou sont encore les traces d’une jeunesse née dans le désenchantement de la post-dictature. Ces "jeunes" prennent le politique de biais, sur le mode de l’ironie et de la dérision, ou bien de front, exprimant l’émergence de nouvelles formes de militantisme. L’ensemble de ces inscriptions, les imaginaires et les systèmes symboliques qu’elles exposent, permettent de cerner des cultures politiques cohabitant à Montevideo, dans le cadre du premier gouvernement du "Frente Amplio" (2005-2009), mais aussi dans une histoire plus longue et plus globale. Les inscriptions aspirent à créer l’identification ou la connivence des citoyens-citadins, en usant de rhétoriques informelles, "callejeras". Plus efficaces symboliquement que politiquement, ces pratiques renvoient à ce que le politique recèle de plus éprouvé et de plus subjectif, elles sont le lieu où l’individu peut réécrire le monde, se situant en son sein et dans des cadres d’expériences partagées. Sans cesse resémantisée, on voit évoluer une ville politique où certains pans de la démocratie se jouent dans la rue.
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Flavio Luiz TARNOVSKI
a soutenu sa thèse de doctorat de l'EHESS
ETRE PERE ET HOMOSEXUEL DANS LA FRANCE CONTEMPORAINE
Le MARDI 9 MARS 2010 à 14h15
à la Maison de la Recherche, Université de Toulouse Le Mirail
devant un jury composé de :
Michel BOZON, directeur de recherches à l'INED
Agnès FINE, directrice d'études à l'EHESS, directrice de la thèse
Miriam PILLAR GROSSI, professeure d'anthropologie à l'université de Santa Catarina à Florianopolis (Brésil)
Yves POURCHER, professeur à l'UTM,
Irène THERY, directrice d'études à l'EHESS
Bernard VERNIER, Professeur émérite à l'Université de Lyon 2
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Emmanuelle VIGARIOS-VISTE
a soutenu sa thèse de Doctorat de l'EHESS
REGARDS SUR LA RELATION SOIGNANT-SOIGNE
EN CANCEROLOGIE ORO-FACIALE
LE MARDI 6 OCTOBRE 2009 A 14H
à la Maison de la Recherche de l'Université de Toulouse-Le Mirail
devant un jury composé de :
Jean-Pierre ALBERT, Dr d'études à l'EHESS, directeur de la thèse
Bernard ANDRIEU, Pr à l'Université Henri Poincaré à Nancy
Dominique CHEVE AICARDI, Dr en anthropologie biologique
Philippe POMAR, Pr à l'Université Paul-Sabatier à Toulouse
Harald TAMBS LYCHE, Pr à l'Univ. de Picardie Jules-Verne à Amiens
Daniel ROUGE, Pr à l'Université Paul-Sabatier à Toulouse
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LE MARDI 26 MAI 2009 A 14H
A la Maison de la recherche de l'Université du Mirail
Bénédicte BONNEMASON
a soutenu sa thèse de Doctorat de l'EHESS
LE RENOUVEAU DE LA MUSIQUE TRADITIONNELLE EN FRANCE :
Le cas de la musique gasconne
1975-1985
Devant un jury composé de :
Directeur de thèse : M. Jean-Pierre ALBERT (Dr d’études à l’EHESS)
M. Christian BROMBERGER (Professeur à l’Université de Provence)
M. Yves GUILCHER (Docteur en ethnohistoire)
M. Lothaire MABRU (Maître de conférences à l’Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3)
M. Philippe MARTEL (Chargé de recherche au CNRS, IIAC/Montpellier 3)
M. Harald TAMBS-LYCHE (Professeur à l’U. de Picardie à Amiens)
Résumé de la thèse :
A partir de 1975, on assiste en Gascogne, région culturelle du sud-ouest de la France, à une redécouverte des instruments de musique, danses et répertoires de chants et mélodies régionaux. Elle prend forme à travers des actions qui ont également lieu ailleurs en France et aboutissent aujourd’hui à l’affirmation d’un nouveau genre musical : la musique traditionnelle. Même si l’héritage du folk – courant musical américain implanté en France à partir du milieu des années soixante – est incontestable, l’enjeu musical n’est pas le seul moteur de ce renouveau. Il est aussi porté par une quête identitaire exprimée par des jeunes qui, redécouvrant leurs origines occitanes, revendiquent leur désir de vivre et de travailler dans leur région. Leur domaine d’intervention est l’action culturelle dont les pôles principaux sont la relance de formes de sociabilité rurale comme la fête ou bien encore la collecte enregistrée des traditions orales. Dans ce groupe d’acteurs devenus musiciens, formateurs en danse, cadres et animateurs d’un tissu associatif homogène, la figure de l’instituteur est prédominante. A l’image du maître d’école de la IIIe République, il est une personnalité locale impliquée dans la vie associative et le recueil des traditions. Cette étude analyse le renouveau de la musique gasconne à l’aide des concepts de fabrication de la tradition, d’identité et de mémoire et s’attache à montrer les rapports qu’il entretient d’une part avec le mouvement des groupes folkloriques et de l’autre avec l’occitanisme moderne. Elle apporte de la sorte un éclairage particulier sur le traitement du folklore dans la deuxième moitié du XXe siècle.
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Garance DUCROS
Doctorante au LISST
Centre d'Anthropologie Sociale
a soutenu sa thèse de doctorat intitulée
MARIAGE ET PRESTATIONS MATRIMONIALES
Enjeux de l'alliance dans la société japonaise contemporaine
devant un jury composé de
Marlène Albert-Llorca (Professeur à l’UTM)
Anne Bouchy, directrice de la thèse (Directrice d’étude à l’EFEO)
Laurence Caillet (Professeur à l’université Paris X Nanterre)
Claire Dodane (Maître de conférences HDR à l’Université Lyon 3)
Agnès Fine (Directrice d'études à l’EHESS)
Martine Segalen (Professeur émérite à l’université Paris X Nanterre)
Le LUNDI 24 NOVEMBRE 2008 à 14h
Dans la salle D31 de la Maison de la Recherche
de l'Université de Toulouse le Mirail
Résumé de la thèse :
"Partir comme épouse" (yome ni iku 嫁に行く) ou "recevoir une épouse" (yome o morau 嫁をもらう) sont des expressions que l’on peut encore entendre de nos jours au Japon. Elles avaient un sens dans le cadre de ce que l’on appelle le mariage "par entrée de la bru" (yome iri kon 嫁入り婚) qui consistait en ce que la jeune fille quitte les siens pour se marier dans la maison de son futur mari où elle s’installait. Le mariage est cependant actuellement en pleine mutation. On observe notamment qu’il n’a plus lieu au domicile de l’un des intéressés et que certains couples décident de vivre avec les parents de l’épouse plutôt qu’avec ceux de l’époux. Cela semble donc s’opposer aux deux conditions fondamentales du mariage "par entrée de la bru" (yome iri kon 嫁入り婚) mentionnées ci-dessus et conduit à s’interroger sur ce que sont le mariage et le système matrimonial contemporains. Pour faire apparaître les dynamiques actuelles de l’alliance, nous avons conduit une enquête auprès de trois générations en zone rurale ainsi qu’en zone urbaine principalement dans un endroit où la somptuosité des noces est réputée : le département d’Aichi, où l’on dit que la faillite guette ceux qui ont trois filles, et où les affaires des mariées sont transportées en grande pompe sur des camions décorés de rubans blancs et rouges.
S’appuyant sur les résultats des recherches japonaises et occidentales en ce domaine, notre analyse cherche à éclairer les logiques qui sous-tendent les échanges et les prestations matrimoniales matérielles et symboliques jalonnant tout le processus du mariage.
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Jérôme COURDURIES
Doctorant au LISST
Centre d’Anthropologie Sociale
a soutenu sa thèse de doctorat intitulée
CONJUGALITE DES COUPLES GAYS
en France dans les années 2000
Devant un jury composé de :
Michel Bozon (Directeur de recherche, INED)
Baptiste Coulmont (Maître de conférences, Université Paris 8)
Agnès Fine (Directrice d’études, EHESS), Directrice de la thèse
Miriam Grossi (Professeur à l’Université fédérale de Santa-Catarina, Florianopolis, Brésil)
Christine Mennesson (Maître de conférences hdr, Université Paul Sabatier, Toulouse)
Irène Théry (Directrice d’études, EHESS)
LE JEUDI 27 NOVEMBRE 2008 à 14h
à l’Université de Toulouse-le Mirail
Résumé de la thèse :
C’est dans le contexte d’une visibilité croissante des modes de vie homosexuels que s’inscrit cette approche de la conjugalité homosexuelle masculine. Voilà un objet que l’on croit souvent connaître tant il est présent sur le plan médiatique depuis près de dix ans, mais dont les contours se révèlent, lorsqu’on s’en approche, moins précis que l’on ne l’attendait. Le couple homosexuel, sans que l’on soit certain qu’il soit d’une nouveauté absolue, est une question essentiellement contemporaine. En France, les couples homosexuels, du fait de la similarité de sexe des individus qui les composent, se sont vus proposer d’accéder à un dispositif juridique nouveau. Et dans le même temps, ce dispositif a également été ouvert aux couples hétérosexuels. Les couples de même sexe se caractérisent-ils alors par leur spécificité ou par leur ressemblance avec les couples de sexe différent ? L’exploration ethnographique des liens conjugaux entre hommes dessine les contours de la conjugalité contemporaine. La manière d’habiter ensemble, d’investir l’espace de la maison ou de garder deux domiciles, la façon dont l’argent circule au sein du couple et dont il est géré, les raisons qui président au choix de signer un pacte civil de solidarité éclairent la manière dont les hommes en couple avec un autre homme se représentent et investissent la conjugalité : choisissent-ils de s’investir dans la vie de couple sur le modèle de la fusion conjugale ou bien cherchent-ils au contraire à préserver une part importante d’autonomie individuelle ? Quelles incidences l’appartenance des deux membres du couple au sexe masculin a-t-elle sur les faits conjugaux et sur leurs représentations de la masculinité ?
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Julie-Maria TRISTANI
Doctorante au LISST
Centre d'Anthropologie Sociale
a soutenu sa thèse de doctorat intitulée
PATRIMONIALISATION ET MUSEOGRAPHIE EN CORSE
Des musées pour une île aux identités plurielles
devant un jury composé de
Françoise Albertini (Professeur à l'Université de Corse)
Marlène Albert-Llorca, directrice de la thèse (Professeur à l’UTM)
Joel Candau (Professeur à l'université de Nice - Sophia Antipolis)
Marine Carrin (Directrice de Recherche au CNRS)
Patrizia Ciambelli (Conservatrice au Musée National des ATP de Rome)
Le VENDREDI 28 NOVEMBRE 2008 à 14h
à l'université de Toulouse le Mirail
Résumé de la thèse :
Ce travail envisage le phénomène de la patrimonialisation en Corse par le biais des musées. Il s'agit tout d'abord d'une étude de la situation de ces derniers, du point de vue de leur statut mais aussi de leur implantation dans des contextes historiques et géographiques très divers dans l'île. Il s'agit également d'une analyse du discours développé par ces structures afin de dégager les diverses images de la Corse qu'elles produisent. Ainsi sera émise l'hypothèse que les musées participent à la structuration et à la reconstruction des identités de l'île.
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Carole VICHE
Doctorante au LISST
Centre d'Anthropologie Sociale
a soutenu sa thèse de sociologie intitulée
L'EXPERIENCE LANGAGIERE DES MIGRANTS
De la pluralité des pratiques à la diversité du vécu des formations linguistiques à Toulouse et à Barcelone
devant un jury composé de Denys Cuche, Danielle Provansal, Nicky Le Feuvre, Bernard Lahire et Chantal Bordes Benayoun (Directrice)
Le SAMEDI 29 NOVEMBRE 2008 à 9H30
à l'Université Toulouse Le Mirail. .
Résumé de la thèse :
La maîtrise de la langue nationale est présentée politiquement comme une condition sine qua non d'intégration sociale, culturelle et économique des migrants à la société d'installation. Le manque de connaissance de cette langue est alors perçu comme un vecteur d'exclusion, de dépendance et de repli communautaire. L'approche socio-anthropologique mobilisée dans cette thèse rend compte d'une réalité bien plus complexe. Les pratiques langagières des migrants s'élaborent et se reconstruisent en permanence, dans un cadre formé au croisement de caractéristiques objectives concernant le migrant (niveau de scolarité, situation administrative, structure sociale et familiale) et des espaces sociaux qu'il est amené à habiter et à investir. Cette analyse nous a conduit à identifier trois grands types de rapports à la langue et à l'apprentissage linguistique : les "monolingues médiatisés", les "débrouillards par contingence" et les "polyglottes cosmopolites". L'observation de l'expérience langagière des migrants n'est cependant pas figée. Les politiques linguistiques et les expériences des acteurs dans leurs interactions aussi bien avec les formateurs qu'avec les autres apprenants constituent également une expérience en mouvement qui inhibe ou encourage le désir et le plaisir d'apprendre.
Voir la page de Carole Viché sur ce site : [lien]
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